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Henri Texier Hope Quartet, Live At Theater Gütersloh

Henri Texier Hope Quartet, Live at Theater Gütersloh

(INTUITION RECORDS)

www.intuition-music.com

« European Jazz Legends », voici une nouvelle et originale collaboration entre le magazine allemand « JAZZthing », le Théâtre Gütersloh et la WDR3 qui produisent les enregistrements en public de concerts de musiciens de jazz européens. La série compte à ce jour cinq galettes qui mettent en avant les pianistes autrichien Dieter Glawischnig, néerlandais Jasper van’t Hof, italien Enrico Pieranunzi et allemand Alexander von Schlippenbach, seul le contrebassiste français Henri Texier ne faisant pas partie de la famille des claviéristes. Ce cinquième témoignage de la vitalité du Théâtre Gütersloh tombe à pic avec la longue interview réalisée par Claude Loxhay (à lire ICIICI), et suit aussi de quelques jours le concert donné par le même quartet en Belgique dans le cadre du « Hello Jazz ! ». Dans sa formule en quartet avec Sébastien Texier ( sax-alto et clarinettes), François Corneloup (sax-baryton) et Louis Moutin (drums), Henri Texier reprend ici cinq pièces de l’album « Sky Dancers » (  « Hopi », « Mic Mac », « Dakota Mab » qui donne son titre à l’album, « Navajo Dream » et « Comanche ») ainsi qu’en ouverture « Ô Elvin », l’hommage à Elvin Jones déjà enregistré sur « At l’improviste » en 2012, et « Sueño Canto » de l’album « Canto Negro » paru en 2011. La formule épurée du quartet permet à chaque soliste de jouir d’un plus grand espace de jeu, même si en fin de compte la longueur des morceaux n’est jamais éloignée des enregistrements en studio. Si sur « Dakota Mab », François Corneloup et Louis Moutin provoquent un duo d’une densité exaltante,  Sébastien Texier délivre une improvisation de feu sur « Comanche », chacun y allant d’envolées libres et passionnantes. Pour tous ceux qui n’ont pu voir récemment ce quartet, un des plus mélodiques et créatifs à la fois de ces dernières années, cette galette est un parfait témoignage de leur énergie sur scène. En bonus et comme cela semble la coutume sur cette série allemande, une courte interview du leader clôture le concert, questions et réponses ne manquant pas d’humour. La collection « European Jazz Legends » semble vouloir tourner au rythme de cinq productions annuelles ; inutile de dire qu’on attend les suivantes avec impatience.

Jean-Pierre Goffin