Ella Fitzgerald, Singing The Jazz nov20

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Ella Fitzgerald, Singing The Jazz

Ella Fitzgerald, Singing The Jazz

FREMEAUX & ASSOCIES

Née en avril 1917 à Newport News en Virginie, Ella Fitzgerald a commencé sa carrière dans le band de Chick Webb et de 1936 à 1956 elle a été sous contrat d’enregistrement avec la compagnie Decca (1) jusqu’à ce que son impresario, Norman Granz, arrive à la convaincre de signer un contrat sur sa propre marque, Verve (2). Granz prétendra, avec une bonne dose de mauvaise foi, que les gravures Decca d’Ella étaient médiocres et sans intérêt, mais ces deux albums viennent prouver le contraire. Les 19 titres du premier cédé sont un ‘simple’ duo entre la chanteuse et le pianiste Ellis Larkin, deux musiciens qui dialoguent d’égal à égal, et les 8 premières faces (de 1950), sont des ballades sentimentales et délicates qui ont été composées par Georges et Ira Gershwin qui a témoigné ainsi : «Je ne savais pas combien nos chansons étaient bonnes jusqu’à ce que j’entende Ella Fitzgerald les chanter», c’est dire ! Ces chansons sont extraites des partitions musicales de comédies créées sur Broadway entre 1920 et 1930 dont Makin’ Whoopee, People Will Say We’re In Love, etc. Les 5 titres de 1954 et les 5 de 1955 se situent dans le même registre, plutôt slow et mélodieux. Il s’agit de compositeurs variés comme Jimmy Dorsey, Rodgers et Hammerstein, Cole Porter, Hoagy Carmichael et encore les Gershwin (Nice Work If You Can Get It). Quant au second cédé, il couvre également la période 1950-1955, mais Ella est ici accompagnée par des Big Bands, comme celui de Sy Oliver : 9 faces qui swinguent à tout va, dont un duo vocal musclé Don’t Cha Go ‘Way Mad (1950), mais aussi les syncopés Goody Goody et Solid As A Rock (1950),  There Never Was A Baby Like My Baby (1951) Mr.Paganini (1952), Blue Lou (1953), Lullaby Of Birdland (1955) etc.  Sur 4 titres de 1955, mélancoliques et enveloppés jusqu’à la démesure par des cordes, Ella est accompagnée par André Previn et son orchestre, pour 4 autres faces de 1955 elle est entourée par Bennie Carter et son band (Between The Devil And The Deep Blue Sea, Lover Come Back To Me), mais, cerise sur le gâteau, on peut savourer ici particulièrement un enregistrement de 1951 avec Bill Doggett (orgue Hammond), Hank Jones (piano), Everett Barksdale (guitare) etc., et, suprise surprise, les Ray Charles Singers, pour un morceau bien enlevé d’Arnett Cobb : Smooth Sailing.

Robert Sacre

(1) Ella Fitzgerald, « New York 1936-1948″, (2 cédés)

(2) Ella Fitzgerald  vol.2, « New York-Los Angeles », 1956-62 “Les années grandioses” (2 cédés)
      Ella Fitzgerald Live in Paris   1957-1962 (2 cédés)