The Nick Moss Band, The High Cost Of Low Living mar19

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The Nick Moss Band, The High Cost Of Low Living

The Nick Moss Band with Dennis Gruenling

The High Cost Of Low Living   

ALLIGATOR RECORDS

Bienvenue à Nick Moss dans l’équipe de Bruce Iglauer. Il est maintenant assuré d’avoir une distribution  mondiale digne de son expertise. Depuis une vingtaine d’années – et une douzaine d’albums  pour sa propre compagnie Blue Bella – Moss est devenu un des plus brillants guitaristes/chanteurs du Chicago blues moderne, bien ancré dans la tradition. Après une incursion dans le blues rock, il revient au Chicago blues pur et dur – et à du rock ‘n’ roll bluesy et uptempo (Get Right Before You Get Left ). Pour ce cédé, il s’est adjoint un harmoniciste chevronné : Dennis Grenling qui est dans le circuit depuis 1990 avec 7 albums sous son nom. Il mérite lui aussi de venir jouer dans la cour des grands. A eux deux et avec des partenaires au top (dont Chris «Kid» Andersen, co-producteur et guitariste et Jim Pugh au piano sur Lesson To Learn et à l’orgue sur All Night Diner un instrumental uptempo), ils cassent la baraque; il faut rappeler que Moss a bénéficié de la tutelle et des conseils avisés de Willie ‘Big Eyes’ Smith, le dernier batteur de Muddy Waters. Il a également été écolé par Jimmy Rogers, étoile du style South Side puis par un maître du West Side blues, Jimmy Dawkins; il est à l’aise dans tous les styles. Il montre ici l’étendue de son talent, signant 8 des 13 titres, et Gruenling pour 2 autres sur lesquels il chante (un rocking Count On Me et un Lesson To Learn dopé avec saxophones). De beaux slow blues lancinants (No sense – avec Kid Andersen, lead guitar – et Note On The Door) alternent avec des faces rapides roboratives (Crazy Mixed Up Baby, Tight Grip On Your Leash, A Pledge To You ainsi que le titre éponyme avec Moss à la slide, The High Cost Of Low Living. Notons aussi le beau blues lent et tout en retenue, He Walked With Giants, un bel hommage à Barrelhouse Chuck récemment disparu. Parmi les covers on retiendra le Get Your Hands Out Of My Pockets d’Otis Spann uptempo et un Ramblin’ On My Mind en tempo soutenu qui conclut l’opus en beauté. Il n’y a aucun temps morts, cet album peut déjà être classé parmi les meilleurs de l’année en cours.

 Robert Sacre