Mick Kolassa, Double Standards oct22

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Mick Kolassa, Double Standards

Mick  Kolassa, Double Standards 

SWING SUIT RECORDS

Mick Kolassa continue à se battre pour les bonnes causes telle que le Blues Fondations’s HART Fund et les Generation Blues Programs. Cet album ne déroge pas à la formule, mais Kolassa a eu l’excellente idée de faire appel à des guests. L’idée de départ étant un duo avec Sugaray Rayford (avec lequel il partage un surpoids certain) pour reprendre le 600 Pounds of Heavily Joy de Willie Dixon. En effet, tous deux y pensaient depuis longtemps, ils ont concrétisé et dans la foulée, Kolassa a recherché d’autres partenaires pour graver un album de reprises en duos, ce qui a pris du temps. Des vocalistes et des musiciens ont répondu à l’appel comme Heather Crosse (voix) et Eric Hughes (harmonica) dans une autre compo de Dixon, I Just Want To Maske Love To You, Eric Hughes que l’on retrouve aussi dans le coquin It’s Tight Like That de Tampa Red et dans le Key To The Highway de Broonzy. Anika Chambers est là aussi pour un duo sur un Fever  (trop peu) enfiévré. Tampa Red a été à nouveau sollicité pour It Hurts Me Too avec Patti Parks et pour Don’t You Lie To Me (avec Gracie Curran), Willie Dixon à nouveau pour Spoonful (avec Erica Brown) sans oublier Rock Me Baby de BB King avec Tulluie Brae. Jeff Jensen est là lui aussi, il a produit l’opus, et accompagne à la guitare tout du long, mais aussi au chant dans Outside Woman Blues. Le fait de se cantonner à des reprises était sans doute une moins bonne idée car si l’album est globalement plutôt agréable à écouter, c’est tout de même un peu mièvre (le chant de Kolassa est tout juste correct) et peu original, le choix de nombreux partenaires (tous talentueux) mis à part. Hélas, les titres choisis sont archiconnus et usés (à 2 ou 3 exceptions près) et bien mieux interprétés encore par leurs auteurs. Avec Outside Woman Blues (avec Jensen), un autre titre sort du lot, Early In The Morning (avec David Dunavent) il est punchy, syncopé et bien chanté. Pour le final (7’25), Ain’t Nobody’s Business, tous les vocalistes sont réunis, ça doit être bien en live mais sur disque…

Robert Sacre