Dana Gillespie Meets Al Cook, Take It Off Slowly avr27

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Dana Gillespie Meets Al Cook, Take It Off Slowly

Dana Gillespie Meets Al Cook,

Take It Off Slowly

WOLFREC RECORDS

La chanteuse anglaise Dana Gillespie a sillonné avec succès toutes les Blues Highways. Elle a démarré sa carrière au début des années 1960 et, 60 ans plus tard, elle est toujours dans une forme éblouissante, avec une pêche d’enfer. Elle souhaitait enregistrer un album de vieux blues à double sens (old dirty and risqué blues) et cette idée a séduit Wolf Records et son ami Al Cook (guitare, piano), avec lequel elle a travaillé dès les années 1980. Cook a battu le rappel de fidèles co-équipiers (Charlie Loyd, piano ; Harry Hudson, drums et washboard ; Karin Daym, basse ; Wayne Martin guitare rythmique) et voici le résultat : une réussite éclatante, le tout enregistré à la Al Cook’s Blues Kitchen à Vienne (Autriche). Elle a composé cinq des douze faces et a emprunté les autres à Lil Johnson, Big Bill Broonzy, Mercy Dee Walton et autres spécialistes du genre. Le genre érotique convient bien à cette spécialiste du blues traditionnel. Avec sa voix profonde, gouailleuse et nasale, elle donne du corps à ses interprétations. Elle a une bonne diction, le ton est canaille et il n’y aucune difficulté à la suivre dans le texte mais, cerise sur le gâteau, tous les textes sont fournis dans les notes de pochette, ce qui permet de les lire et relire à l’aise pour en saisir les nuances. En effet, rien ici de pornographique au premier degré, tout est en finesse, allusions et sous-entendus grivois comme Just Put Your Hot Dog In My Bun dans le bien enlevé Press My Button, Ring My Bell, et c’est un exemple parmi beaucoup d’autres… Les faces lentes et rapides alternent agréablement, on passe de He’s Just My Size à Take It Off Slowly en slow avec Cook à la slide guitare, comme dans I Want My Hands On It… FCK Blues est aussi à placer dans les moments festifs avec son tempo de boogie en medium (à une lettre près, tout le monde comprend ce qu’est F.CK!). –

Robert Sacré