Myriam Alter-NicolasThys, It Takes Two avr30

Tags

Related Posts

Share This

Myriam Alter-NicolasThys, It Takes Two

Myriam Alter / Nicolas Thys,

It Takes Two

ENJA RECORDS

Myriam Alter est une fidèle. Au studio Dada où elle avait déjà enregistré le très beau « Cross/Ways » avec la même Christine Verschorren derrière les consoles. Aussi au contrebassiste Nic Thys qu’on entendait déjà sur ce même album au personnel élargi avec Luciano Biondini, Michel Massot, Michel Biscglia et Lander Gyselinck. Myriam Alter est une mélodiste. Ses compositions invitent au chant, à l’écoute rêveuse, au recueillement. C’est encore le cas sur ce nouvel album en duo « It Takes Two », avec pour seul partenaire Nicolas Thys à la contrebasse. C’est ce dernier qui ouvre « True Love », le premier titre de cet album de seize pièces, un solo rond et plein, suivi d’une courte mélodie qui fait doucement penser à « Besame Mucho ». « Missing You » sonne comme une petite pièce folklorique remplie de nostalgie. « Life is Cool » débute sur un exposé de Nic Thys repris au piano. Trois morceaux, et moins de cinq minutes se sont écoulées, et on est touché profondément par cette musique venue du cœur, simple et tellement belle. Certaines compositions prennent des couleurs plus sombres, comme « Together » où le piano joue obstinément dans le grave alors que la contrebasse tisse son chant mélodique. « Longing » aurait pu sortir des doigts d’un Bill Carrothers. « Spontaneous » est une des rares pièces plus rythmées jouée en piano solo. Quarante minutes pour seize thèmes, Myriam Alter n’est pas dans l’exposé de thèmes jazz traditionnels « thème-impro-thème ». On n’est pas loin par moments de la musique de chambre, voire des fables orientales d’un Tigran Hamasyan. La question de savoir si il s’agit de jazz ou pas ne se pose pas : c’est de la superbe musique, pleine d’humanité et d’un lyrisme émouvant.

Jean-Pierre Goffin