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Sébastien Semal, Ondulations


Sébastien Semal, Passarim invites Caito Marcondes, Festança

(Homerecords)

WWW.HOMERECORDS.BE


Why not samba (feat. C. Loos & Ali Ryerson), Ondulations

(AZ Productions)

WWW.TALIA (AZ PRODUCTIONS)


Premier Prix du Conservatoire de Bruxelles, le tromboniste Sébastien Semal s’exprime avec la même ferveur dans différents styles: jazz classique en big band comme au sein d’Evasion, musique latino avec Cap Cuivre au Sud et musique brésilienne, que ce soit avec le projet Passarim ou à la tête de Why not samba.
Le projet Passarim jette une surprenante passerelle entre jazz, musique classique contemporaine et musique brésilienne. Il y a quelques années, Sébastien Semal était entré en contact avec Caito Marcondes, percussionniste brésilien qui a fait partie de l’orchestre d’Hermeto Pascoal mais qui a aussi joué avec John Scofield, pour lui demander les partitions d’une suite pour trombone, quatuor à cordes et percussions que celui-ci avait enregistrée, aux Etats-Unis, en 1995, sous le titre Porta do Templo, en compagnie de François de Lima (trombone) et du Turtle String Quartet. Lorsque, lors d’un passage à Bruxelles, il a entendu la formation réunie par le tromboniste belge, Caito Marcondes a immédiatement proposé de se joindre à elle : l’occasion d’une tournée qui fit notamment halte au festival Jazz à Liège en 2007. Fort de cette nouvelle collaboration, Marcondes a alors décidé de proposer un tout nouveau répertoire, ce Festança, qui réunit sept nouvelles compositions originales, deux standards jazz au parfum de nostalgie (As Time Goes By et Over The Rainbow) et deux thèmes brésiliens (l’un de Milton Nascimento, l’autre d’Eva Gomyde). L’association trombone-percussions-quaturo à cordes en surprendra plus d’un. C’est que la musique brésilienne actuelle ne se limite pas à la tradition de la samba et de la bossa nova, elle peut prendre des allures savantes (Baia Pentatonico, Romaria), tout en jouant sur les chatoyances des rythmes (Beira rio, avec un passage de steel pan de Marcondes).

A côté de Passarim, Sébastien Semal est surtout connu pour son projet personnel « Why Not Samba » centré sur des compositions originales inspirées par la musique latino-américaine : des mélodies chantantes et des rythmes colorés emmenés par un trombone vrombissant. Après avoir pas mal tourné avec Quentin Liégeois à la guitare et Benoît Vanderstraeten à la basse, le tromboniste présente une nouvelle formation pour son album « Ondulations ». Au piano, Charles Loos, le plus brésilien de nos pianistes (on se rappelle son duo avec le pianiste brésilien Weber Iago ou son passage au sein de Parfum Latin); à la batterie, Thierry Gutman et, aux percussions, Frank Michiels, complice aussi de Sébastien Semal au sein du groupe Lilith de Claudine Simon. Selon les plages, le quartet de base accueille le contrebassiste Jean Borlée sur quatre plages, le guitariste Chris De Pauw sur quatre titres également, la violoncelliste Caroline Stevens sur la dernière plage (Le petit tango) et, excellente initiative, la flûtiste américaine Ali Ryerson, vieille complice de Charles Loos qui illumine quatre compositions (L’orage, Mars attache, Le manteau de pluie, La force). Le répertoire est constitué de dix compositions originales : comme le souligne S. Semal lui-même, un swing constant, un soupçon de percussions colorées (L’orage), un zeste d’afro-cubain (Dans un verre d’eau) et beaucoup de samba (Trompez sornettes), mais aussi des mélodies plus intimistes (Indécision, introduite par la guitare). Bref, un album qui respire bon la joie de vivre.

Claude Loxhay

Ce répertoire aux ambitiances contrastées sera présenté :

samedi 30 novembre au festival international Jazz Verviers (Espace Duesberg, avec Phil Abraham en seconde partie)

mercredi 11 décembre au Club Pelzer de Liège

vendredi 07 février au Centre Culturel d’Alleur