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Greg Lamy Quartet, Meeting

Greg Lamy Quartet
Meeting (Igloo Records)

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Grand admirateur de Jim Hall et de Wes Montgomery, le guitariste Greg Lamy est né à La Nouvelle Orléans, en 1974, au sein d’une famille belge : il est le neveu de Benoît Lamy, le réalisateur de Home Sweet Home. S’il a opté pour la nationalité luxembourgeoise, il partage sa vie entre Luxembourg, Paris, Bruxelles et Cologne où cet album « Meeting » a été enregistré. Il a d’abord étudié la guitare classique puis jazz au Conservatoire de Luxembourg, sous la férule de Jacques Pirotton puis s’est envolé pour les Etats-Unis où il a suivi les cours du Berklee College sous la direction de Mick Goodrick, le guitariste du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden et le professeur, entre autres, de John Scofield ! En 2001, Greg Lamy a formé un quintet avec Jeroen van Herzeele et Sal La Rocca puis un quartet avec le vibraphoniste Pascal Schumacher. Après un maxi-cédé sorti en 2004, il a enregistré « What Are You Afraid Of », en 2006, avec le saxophoniste Javier Vercher puis « I See You », en 2009, avec la même formation que ce « Meeting » gravé pour Igloo Records, soit avec le saxophoniste allemand Johannes Mueller et les Français Gautier Laurent (contrebasse) et Jean-Marc Robin (batterie). Membre du Mannheim Jazz Orchestra et du big band de Peter Herbolzheimer, le trentenaire Johannes Mueller a aussi joué au sein de l’Alba Quartet avec André Klenes et a enregistré avec le trompettiste luxembourgeois Ernie Hammes. Formés tous les deux au Conservatoire de Nancy, Gautier Laurent et Jean-Marc Robin ont croisé, l’un comme l’autre, la route de Bireli Lagrene et de bien d’autres : Manu Codja, Tchavolo Schmitt et l’Orchestre National de Lorraine (avec Phil Abraham) pour le contrebassiste, le saxophoniste Sylvain Beuf et le pianiste Murat Ozturk pour le batteur. Qu’en est-il du répertoire de ce « Meeting » ? A l’exception d’une version langoureuse de Summertime, les autres plages sont constituées de compositions personnelles entrecoupées de courtes improvisations (Intro, Interlude avec solo de contrebasse). Greg Lamy est friand de ballades lyriques (Absturz, Eclipse, Room 117, Tout simplement), parfois empreintes d’un brin de mélancolie comme ce La Déferlante avec un beau travail de Gautier Laurent à l’archet, mais toujours avec de belles envolées de guitare à la sonorité fluide et limpide. Cependant Greg Lamy est aussi à l’aise sur les tempos plus rapides (Untitled, Aie, Can’t Wait), en bonne complicité avec le saxophone ténor et une rythmique discrète mais précise. Avec ce quartet, Greg Lamy s’inscrit dans la grande tradition des guitaristes des années 1960 de Jim Hall à Kenny Burrell, en passant par Tal Farlow et Wes Montgomery : un retour à un classicisme indémodable.

Claude Loxhay