New Orleans Jazz & Heritage Festival 2011

Notre Grand Jardinier des racines du jazz, Robert Sacré, vient de rentrer d’un long séjour Outre-Atlantique. Des sons et des images à foison  entre les deux oreilles, des clés USB débordantes de JPG, voici l’introduction de sa version de l’édition 2011 du New Orleans Jazz & Heritage Festival.

Comme tous les festivals du monde, la grand-messe annuelle de la Nouvelle Orléans a besoin de sponsors…  de préférence très, très généreux ! Le budget du Jazz & Heritage Festival repose bien entendu aussi sur les revenus du ticketing (1), et, en l’occurrence, on ne peut pas dire que le prix d’entrée soit bon marché dans la Cité du Croissant (la ville suite un méandre du Mississippi, d’où son surnom « The Crescent City »).  L’équivalent de 40€ par jour pour un festival d’une durée de 7 jours, en prévente, et 50€ le jour même ! Mais, comme le dit la formule consacrée : « quand on aime, on ne compte pas ».  La richesse musicale du programme est stupéfiante et rend ce festival incontournable. Même si pour attirer le plus de spectateurs possibles, on y propose aussi des grands noms du rock et de la pop, une formule qui irrite bien entendu les puristes. Ils ont tort, tant les scènes du blues, du gospel , du jazz, de la soul et des musiques cajun-créoles et zydecos  débordent de talents , connus et émergents. Le festival se déroule tout au long de deux weekends successifs, entre la fin du mois d’avril et le début du mois de mai. Les musiciens défilent d’heure en heure,  sur douze scènes en plein air et sous des tentes avec podiums, de 11h du matin à 20h00 le soir. Un véritable Eden pour les amateurs de musiques, tous genres confondus. Comment ne pas y trouver son compte ? Les choix cornéliens se succèdent, et les frustrations aussi.

Copyright Robert Sacré

  1. Le Chicago Blues Festival lui est encore gratuit , l’exception qui confirme la règle. Financé par la Ville et par des sponsors privés, de plus en plus chichement d’ailleurs, en 2011, le festival programmait beaucoup moins d’artistes, donc moins de scènes. Soyons clair, sa survie est menacée.