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Alban Darche Stringed, L’horloge

Alban Darche Stringed, L’Horloge (Cristal Records)

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Tous ceux qui ont découvert le saxophoniste Alban Darche au travers de son Gros Cube ne manqueront pas d’être étonnés par la différence de climat musical, d’être « stringed » pour reprendre le nom de la formation. A titre d’exemple, pour l’album « La Martipontine » (chroniqué, voilà 10 ans dans Jazzaround), le Gros Cube comprenait 14 musiciens, parmi lesquels Laurent Blondiau, Airelle Besson, Geoffroy Tamisier à la trompette, Mathieu Donarier, Sylvain Rifflet aux saxophones, Jean-Louis Pommier et Daniel Casimir au trombone, Sébastien Boisseau à la contrebasse et Christophe Lavergne à la batterie : un vrai vivier de jeunes talents. Par la suite, il y a eu la collaboration avec le guitariste hongrois Gabor Gado, entre autres, l’album « Trumpet Kingdom » avec Laurent Blondiau, Eric Vloeimans et Geoffroy Tamisier, mais aussi, toujours pour le label de Budapest, BMC, un premier Stringed où le trio composé d’Alban Darche (saxopho ténor), Gabor Gado (guitare) et Sébastien Boisseau (contrebasse) était accompagné du RTQ String Quartet. Voici un nouveau Stringed : , au saxophone ténor, le leader; à la guitare, David Chevallier (Tous Dehors, Caratini Jazz Ensemble, Les Pyromanes); à la contrebasse, Fred Chiffoleau (Sylvain Ripoche, Médéric Collignon) et un quatuor à cordes omniprésent, emmené par Marie Violaine Cadoret, déjà présente sur l’album « L’Orphicube » en 2014, avec Mathieu Donarier, Sylvain Rifflet et Sylvain Ripoche aux saxophones. Au répertoire, dix compositions originales tournant autour du temps qui fuit. L’Horloge implacable, « dieu sinistre, effrayant, impassible » comme le dit le poème de Baudelaire cité dans la pochette : Le temps s’enfuit, Le temps qui passe. Un tour d’horloge mené à la baguette qui navigue d’un Tango vieillotà un Foxtrot, en passant par une Polka (avec une belle intro de saxophone) et un Choral de Noël. Sur Sésame, on entend le trio seul, mais la plupart du temps, c’est le quatuor à cordes qui prend le dessus : « une musique de chambre, entre romantisme et contemporanéité » pour reprendre les termes de l’annonce d’un concert au Conservatoire de La Roche sur Yon.
Claude Loxhay