Vincent Thekal Trio, Origami mar07

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Vincent Thekal Trio, Origami

Vincent Thekal Trio, Origami

HYPNOTE RECORDS

Un trio saxophone-basse-batterie est une formule qui ne supporte aucune faiblesse. De la part du saxophoniste d’abord : pensez à Sonny Rollins, Joe Henderson ou John Ruocco. C’est le cas de Vincent Thekal, solide et fougueux de bout en bout, mais sait aussi jouer tout en finesse (For All We Know). Il faut aussi une rythmique omniprésente et interactive : pensez aux trios d’Elvin Jones. C’est le cas de Frank Agulhon qui impose un groove fiévreux ainsi qu’avec Alex Gilson solide comme un roc. Vincent Thekal s’est produit dans de nombreux festivals en France (Vienne, Nancy) et en Belgique (Dinant). Il a joué en quintet avec Thomas Mayade (trompette) et Mathieu Roffé, le pianiste du clarinettiste Matteo Pastorino; au sein de Monk’s Mood avec Fabian Fiorini, Damien Varaillon, le contrebassiste de Pastorino et Armando Luongo (batterie), mais aussi en duo avec le guitariste Toni Mora ou avec Igor Gehenot. Il a enregistré Climax en trio avec Daniele Cappucci (contrebasse) et Armando Luongo, avec, en invités, Bo Van Der Werf et Mathieu Roffé. Alex Gilson est le contrebassiste du trio de J. Caffonnette et a aussi joué avec le pianiste français Amaury Faye. L’aîné du trio, Frank Agulhon, a croisé la route de nombreux musiciens français comme Pierrick Pedron, Sylvain Beuf, Pierre de Bethmann ou Pierre-Alain Goualch, italiens comme Stefano Di Battista et Flavio Boltro ou belges comme Eric Legnini. Le répertoire est constitué de quatre compositions originales (Origami, Saint Josse, After The Storm, Today’s Opinion) et quatre classiques réarrangés par Thekal et Agulhon : Misterioso de Monk (que Pierre Vaiana jouait souvent au sein de Trinacle); le tourbillonnant Juju de Wayne Shorter, repris à l’album Blue Note éponyme de 1964, gravé avec la rythmique de John Coltrane, soit Mc Coy Tyner, Reggie Workman et Elvin Jones; Windows de Chick Corea (album « Inner Space » de 1972) et ce For All We Know célébré pas Nat King Cole comme Ben Webster. Vincent Thekal fait alterner tempos fougueux propulsés par Agulhon (Origan, Saint Josse, Today’s Opinion), parfois tourbillonnants (Windows ou Juju avec un subtil jeu de balais), le tout avec des thèmes plus sereins comme For All We Know ou After The Storm et ses circonvolutions magnétiques, mais toujours avec une sonorité pleine et puissante. Une nouvelle belle production pour Hypnote : enregistrement en Belgique et mixage à New York.

Claude Loxhay