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Solomon Hicks, Carrying On The Torch Of The Blues

Solomon Hicks, Carrying On The Torch Of The Blues

(ORGANIC SOUNDS)

Voilà un nouveau venu qui fera parler de lui, et, pour moi c’est une révélation ! Solomon Hicks (20 ans), représente la relève du blues. Il est excellent chanteur, et son jeu de guitare est précis et tranchant, comme dans sa composition You Don’t Want Me Anymore. Sur les autres titres, il est bien soutenu par une section de cuivres punchy. Hicks est connu par ses fans à Harlem (New York) sous les sobriquets de ‘King Solomon’, ‘Lil’ B.B.’ ou encore ‘East Montgomery’. Il commence à jouer de la guitare à 6 ans, et compose depuis 2 ans environ. C’est avec son producteur et manager Jeff Levine – lui aussi compositeur prolifique, pour six titres de cet album, dont un vitaminé Fooling Around – qu’il a enregistré cet album. Levine est également claviériste, et à ce titre, l’ancien accompagnateur de Joe Cocker et Clarence Clemons. Ici, Levine joue de l’orgue Hammond B3, du piano et du Wurlitzer. Le titre phare de ce premier album de Solomon Hicks est bien sûr Carrying On The Torch Of The Blues, une composition uptempo, superbe de bout en bout. Il s’agit d’une composition de Jeff Levine et Fred Hurowitz, avec Jake Clemons au saxophone. Jake est le neveu de Clarence et fait toujours partie du band de Bruce Sprinsteen. Il y a aussi une version blues très réussie, avec des passages de guitare d’enfer, d’un morceau des Beatles, I Saw Her Standing There, avec Joe DeMaio (Hammond B3) en guest. The Hook Of Love est un super blues syncopé avec Levine au piano, un Hicks impérial à la guitare et au chant, sans oublier la section des cuivres au diapason. On mentionnera aussi le trépidant Around The World ou le très jazzy Paul B.Allen, Omaha, Nebraska Pt 2 avec des passages de guitare d’une dextérité folle, un orgue déchaîné (Levine). Quant à Homework, une reprise d’Otis Rush, Hicks y est accompagné à l’harmonica par Southside Johnny . Sur cet album, on retrouve aussi d’autres musiciens de l’orchestre de Bruce Springsteen : le trompettiste Curt Ramm pour un délicieux et obsédant I Want To See You Again,  sans oublier Toby Scott pour les arrangements. L’album ne propose que trois compositions personnelles de Solomon Hicks, dont deux en collaboration avec Jeff Levine (le pétillant Junkin’ At The Cotton Club uptempo et un I Never Thought nerveux et bien rythmé), mais, de toute évidence, d’autres suivront sur son prochain album. On l’a compris tous les titres de l’album méritent une mention spéciale, qui dit mieux ? Ce cédé est à découvrir sans délais.

Robert Sacre