Stefano Bollani, Napoli Trip août15

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Stefano Bollani, Napoli Trip

Stefano Bollani en toute liberté

« Alleanza » et « Napoli Trip »

UNIVERSALMUSIC

Dès les premières notes de Alleanza, une composition de Bollani, on se doute que le pianiste a changé de label : le Fender, chaleureux et groovy, vous fait danser dès les premières notes, on retrouve le Bollani chantant, les doigts dansant sur le clavier, ça balance ferme et c’est délicieusement réconfortant… En solo, piano acoustique ou Fender, et au chant sur quelques pièces, Stefano Bollani alterne les compositions originales et les standards – The Preacher d’Horace Silver,  Matilda de Harry Belafonte ou You Don’t Know What Love Is de Raye et de Paul – mais s’éclate aussi sur le virevoltant Quando quando quando d’Alberto Testa,  «  una canzone »  italienne qui est sur toutes les lèvres , ou sur Sei là de Vinicius de Moraes et Aquarela do Brasil de Barroso. Si je reviens sur cet album sorti en 2015, c’est parce que le deuxième opus du pianiste italien, « Napoli Trip » (DECCA),  est du même cru, mais cette fois avec un personnel élargi où on retrouve Manu Katché (tiens, tiens, un autre musicien qui sort d’un parcours ECM, voir interview quelques posts plus haut). Outre le batteur-vedette, on retrouve aussi Hamilton de Hollanda avec qui Bollani a enregistré un « live » du meilleur tonneau (« O Que Sera », un album ECM enregistré en public au Middelheim en 2012) ou encore Arve Henriksen sur le titre d’ouverture de l’album. On y entend aussi une volée de musiciens italiens d’exception  comme Daniele Sepe au sax-ténor ou Nico Gori à la clarinette. La galette est un hommage à Naples,une ville que le Milanais d’origine chérit par son amour pour le chant (il paraît que le pianiste aurait voulu être chanteur !) Enregistré principalement à Rome, mais aussi à Naples pour deux pièces et à Rio pour le duo avec De Hollanda, le répertoire est plein de fraîcheur, d’allégresse et d’humeurs transalpines; il réconciliera clairement le pianiste avec ceux qui sont tombés amoureux de ses premiers enregistrements chez Label Bleu (« Les Fleurs Bleues » en 2001 et « Smat Smat » en 2003).

Jean-Pierre Goffin