Sly & Robbie meet Nils Petter Molvaer oct12

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Sly & Robbie meet Nils Petter Molvaer

Sly & Robbie meet Nils Petter Molvaer

(featuring Eivind Aarset)

@Reflektor, Liège, le lundi 7 novembre.

 

Quelle affiche ! Tenons-nous droits face au planisphère… (nous dodelinerons de la tête un peu plus tard).

A notre gauche, la Jamaïque, une terre accidentée bercée par la Mer des Caraïbes, le soleil et le reggae. Et en parlant de reggae : Sly Dunbar & Robbie Shakespeare, la section rythmique la plus incontournable de l’île ! Ces deux-là sont inséparables. On estime (à la grosse louche) qu’ils ont produit et/ou joué ensemble plus de deux-cent mille chansons (oui, vous lisez bien !). Depuis le milieu des années 1970 ce duo innovant compte un nombre incroyable de collaborations dont la liste (de très loin) non exhaustive comprend Culture, U Roy, Peter Tosh, Bunny Wailer, Prince Far I, Gregory Isaacs, etc.

Grâce au Grand Bob, le reggae entre en force à cette époque dans les charts : le duo finit par être reconnu en dehors de l’île. En produisant le trio vocal Black Uhuru, ils accèdent à la renommée internationale. Les stars de la pop, du rock et d’autres styles encore les réclament, dont voici une liste tout aussi peu exhaustive : les Rolling Stones, Grace Jones, Gilberto Gil, Bob Dylan, Tricky, Gainsbarre… font la file pour obtenir les faveurs d’une séance de studio en compagnie de Sly & Robbie. Et depuis, leur renommée perdure.

Retournons à notre planisphère.

A notre droite, un peu plus en haut : Oslo. Capitale du Royaume de Norvège, enclavée au milieu des fjords glacés qui trempent leurs pieds en Mer du Nord. Oslo, qui a vu naître un nombre invraisemblable de musiciens associés au jazz contemporain, dont une autre liste, à nouveau non exhaustive, comprendrait Jan Garbarek, Terje Rypdal, Jon Christensen… Et, plus proche de nous : Tord Gustavsen, Bugge Wesseltoff, Arve Henriksen. Puis il y a ces deux musiciens qui nous intéressent au plus haut point aujourd’hui : Nils Petter Molvaer (trompette) et Eivind Aarset (guitare). Ces deux-là sont intimement associés au nu jazz (ou New Urban Jazz), un style musical planant qui marie le jazz et l’électronique, et dont « Khmer », qui les réunit tous les deux (ECM 1997), constitue une des plus belle pierre angulaire.

Et au milieu de tout ça, nous ! Les chanceux, qui assisterons sans aucun doute au Reflektor à un moment mémorable, une expérience musicale unique confondant au sein d’une même hypnose le dub et le nu jazz. La fusion du chaud et du froid. Retardataires et indécis s’abstenir : il ne devrait pas y avoir de la place pour tout le monde !

Joseph « YT » Boulier