Hugues Mayot, What If ? avr24

Tags

Related Posts

Share This

Hugues Mayot, What If ?

Hugues Mayot (feat. Jozef Dumoulin),

What if ?

ONJ RECORDS

Le label ONJ Records ne produit pas que les albums de l’Orchestre National de Jazz mais ceux de ses musiciens. Après Petite Moutarde de Théo Ceccaldi (vl) et Alexandra Grimal (sax), Post K du clarinettiste Jean Dousteyssier  et Chut du trompettsite Fabrice Martinez, voici What if?  du saxophoniste ténor Hugues Mayot. Après ses études aux Conservatoires de Metz, Strasbourg et Paris, Hugues  Mayot a participé à la formation  Le sens de la marche de Marc Ducret, mais aussi au Sacre du Tympan de Fred Pallem et à Radiation 10, tentet dans lequel jazz et rock progressif se côtoient. Il a également joué avec François Jeanneau, Serge Lazarévitch ou Pascal Schumacher et vient de former son premier quartet. Aux multiples claviers, notre compatriote Jozef Dumoulin. En Belgique, il a fait partie d’Octurn, du quartet d’Erwin Vann, de Narcissus avec Robin Verheyen et a formé un duo avec la vocaliste Lynn Cassiers. Désormais installé à Paris, il a joué au sein du Magic Malik Orchestra, formé un duo avec le guitariste Nelson Veras et participé à l’album Pacific d’Alban Darche. A la basse électrique, Joachim Florent, autre élève du Conservatoire de Paris. Membre du collectif Coax, il fait partie, comme Mayot, de Radiation 10. Il a collaboré avec des musiciens mandingues et des Finlandais comme Aki Rissanen. A la batterie, Franck Vaillant. Musicien autodidacte, il a, notamment, collaboré avec Benoît Delbecq, Yves Robert, Marc Ducret, Alban Darche et Louis Sclavis. Le répertoire, entièrement composé par Mayot, mêle des thèmes minimalistes et volontiers répétitifs à un groove électrique, propulsé par les claviers de Jozef Dumoulin et la basse électrique de Joachim Florent. Avec Apollo, l’album s’ouvre sur une déferlante de sonorités électriques sur laquelle vient alunir le ténor. Sur Abyssal Borders, le Fender Rhodes génère une atmosphère plus paisible mais, comme le suggèrent eux-mêmes les titres (We’re fighting, Attila, Waiting for the storm), la houle électrique reprend vite le dessus, avec les sonorités déchirées du saxophone ténor.

Claude Loxhay