Mahalia Jackson, Complete nov13

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Mahalia Jackson, Complete

Complete Mahalia Jackson,

Intégrale  volume 17  (1961) 

FREMEAUX & ASSOCIES

Constituant à part entière de l’intégrale, voici le quatrième volume de la série « Mahalia Sings ». Pour rappel, Mahalia Jackson fut invitée à participer à des séances filmées  par la chaîne Television Enterprise Corporation, dans les studios Paramount à Hollywood, Californie en juin et juillet 1961. 82 titres de la bande-son ont été remastérisés et acquis par Patrick Frémeaux, afin de les rééditer ce qui est aujourd’hui chose faite avec ce dernier volume de la série, mais pas de l’intégrale qui va se poursuivre. La série est dirigée de main de maître par Jean Buzelin, auteur de notes de pochette fouillées et informatives. On retrouve ici le mélange habituel d’hymnes, de spirituals et de gospel, tantôt en tempo lent et solennel (très nombreux ici), tantôt en medium et/ou en tempo rapide, avec les mêmes accompagnateurs que dans les volumes précédents : la superbe pianiste Mildred Falls, ainsi que Edward C. Robinson ou Louise Overall Weaver-Smothers en alternance à l’orgue et un excellent trio de jazzmen pour la section rythmique : Barney Kessel (guitare) Keith M. ‘Red’ Mitchell (contrebasse) et Sheldon ‘Shelly’ Manne (batterie).  Le répertoire donne une nouvelle preuve, s’il en fallait encore, que blues, gospel et jazz sont des vases communicants. Le plaisir d’écoute est toujours au rendez-vous quasiment de bout en bout mais il y a des moments privilégiés comme pour I Want To Be A Christian, un spiritual en medium syncopé, There Is Power In The Blood et Blessed Quietness, deux hymnes de type gospel lents mais syncopés, sans oublier le Take My Hand Precious Lord de Thomas A.Dorsey lent et solennel qui reste un régal pour les oreilles, surtout quand c’est Mahalia qui le chante. On n’oubliera pas d’autres gospels comme  I Found The Answer en medium ou les traditionnels Elijah Rock et I Know It Was The Blood bien rythmés. Enfin on notera quatre chants de Noël pour conclure l’album, dont Silent Night et Adeste Fidelis… c’est de saison et donc bienvenu.

Robert Sacre