Louisiana Swamp Blues 2 avr16

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Louisiana Swamp Blues 2

Louisiana Swamp Blues 2 (1945-1963)  

Box 4 CDs + notes et discographie

JSP RECORDS

John Steadman a remis le couvert pour rendre accessible, avec un second coffret de 4 cédés,  une nouvelle fournée de «perles» des musiques populaires de Louisiane, pas seulement le Swamp Blues comme le titre du coffret l’annonce faussement, mais aussi du Rock’n Roll (Cookie & The Cupcakes) , du Swamp Pop (avec Duke Stevens, Shelton Dunaway), les débuts de Lonnie Brooks a.k.a. Guitar Jr et même de la musique cajun (Louis Comier), parfois proche du R&B, avec d’excellentes faces de Nathan Abshire, Cleveland Crochet, Jay Stutes. Le tout a étéle puisé dans les archives de Jay Miller(Excello) à Crowley et d’Eddie Shuler (Goldband) à Lake Charles. Cela fait un peu concurrence aux séries « Bluesin’ By The Bayou » et  « Rhythm & Bluesin’ By The Bayou » voire « Swamp Pop By The Bayou » publiées par Ace Records et qui compte déjà une petite vingtaine d’albums. Néanmoins, les doublons ne semblent pas  très nombreux. Ici, on a en tout 87 faces où on retrouve les grands noms d’un des styles de blues les  plus originaux qui soient, les Lighnin’ Slim, Lazy Lester, Lonesome Sundown, Tabby Thomas, et beaucoup d’autres, moins connus, comme Leroy Washington que Jay Miller (Le Manitou du swamp blues à Crowley) considérait comme le meilleur guitariste de blues qui soit jamais passé par ses studios et j’ai tendance à partager son avis (écouter My True Life, et ses autres titres.) ou encore Boogie Jake (= Matthew Jacobs, vo et gt avec Lazy Lester hca , Katie Webster p, dans le superbe I Don’t Know Why). Il y aussi d’autres perles comme les quasi inconnus Ivory Lee Jackson avec une section cuivres dans un mémorable I  Don’t Think I Can Make It, ou encore Clarence Locksley dans le tout aussi mémorable I Ain’t Got No Money (disponible en albums Flyright, sans doute épuisés). A noter également d’autres « intrus» bienvenus comme le chanteur Elmer «Boo» Breeding dans 2 faces remarquables, gravées à la Nouvelle Orleans en 1954 pour Minit et reprises par Imperial Records : Country woman et I Can’t Fly (Date With An Angel). En nouvelle contradiction avec le titre général (décidément trompeur !) la quatrième galette propose des titres de grande qualité, mais gravés en 1981 : le zydeco de Fernest Arceneaux dans I Can’t Live Happyy – chanté par Victor Walker-et Got You On My Mind)) et celui de l’accordéoniste Rosie Ledet, ou encore en  2011 (Caffina), en passant par des gravures de 1985, de Al Rapone (Joe Pete), de 1988 ce Rockin’ Sidney (superbes blues I’m Your man et I Got The Blues For My Baby) et Katie Webster en solo (Early Moanin’ Blues). On retrouve aussi Phil Guy pour un enregistrement de 1986 (Tina Nu), pour rappel, il a joué avec Slim Harpo dans les années 1960 avant de rejoindre son frère Buddy à Chicago. Rien à reprocher sur la qualité des musiciens ni de leurs prestations, juste de l’étonnement sur cette programmation, hétéroclite non annoncée sur le coffret, même si (presque) tous les musiciens sont bel et bien Louisianais bon teint.

Robert Sacre