Almadav Project, Tides sept06

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Almadav Project, Tides

Almadav Project, Tides

CRISTAL RECORDS

Le quintet Almadav Project s’est crréé en 2003, en prenant pour nom l’initiale des prénoms des trois fondateurs du groupe : le violoniste ALexandre Cavalière, le guitariste MAnu Bonetti et le tromboniste DAVid De Vrieze. Une étape dans la carrière du violoniste prodige. Né en 1985, au sein d’une famille de musiciens manouches, Alexandre Cavalière a commencé le violon dès l’âge de huit ans, bercé par les mélodies de Django Reinhardt et de Stéphane Grappelli. A douze ans, alors qu’il répétait, avec son père guitariste, au Windsor Hôtel, Didier Lockwood et Babik Reinhardt l’entendent et sont frappés par la précocité du jeune violoniste. De cette rencontre, naît un premier disque : « L’Album », enregistré avec son père Mario, comme ce sera le cas pour « Familles » en 2008. Entretemps, Alexandre a été invité sur des plateaux télé et des festivals comme Juan-Les-Pins et Marciac. En 2002, son album « Nomades » sera enregistré avec Didier Lockwood et la paire Charlier-Sourisse. Au répertoire, un thème de Django mais aussi des compositions originales. Par la suite, s’éloignant du jazz manouche, Alexandre tentera différentes expériences : le jazz fusion de Darwin Case avec le batteur Xavier Rogé, le mariage entre jazz et musiques traditionnelles avec Musicazur de Pirli Zurstrassen. Il sera aussi l’invité de Fabrizio Cassol pour le projet Pitié et du quartet de Philip Catherine au Gaume Jazz notamment. Almadaz constitue un autre défi. L’alliance violon-trombone ne court pas les rues. Au trombone, David De Vrieze qui a suivi les cours du Conservatoire de Bruxelles, tant dans la section classique que jazz avec Phil Abraham et Jean-Pol Danhier, le tromboniste d’Act Big Band. S’il a participé à des projets de musique du monde, il est surtout réputé comme trombone lead du Jazz Station Big Band dirigé par Stéphane Mercier (album en 2011). Mais il a aussi collaboré avec Samson Schmidt, pour un album en compagnie d’Alexandre Cavalière. Pour sa part, Manu Bonetti a d’abord abordé la guitare en autodidacte, d’abord attiré par le rock. Par la suite,il s’inscrit au Jazz Studio d’Anvers puis au Conservatoire de Bruxelles où il suivra les cours avec Paolo Radoni et Fabien Degryse. Guitariste au talent mélodique affirmé, il a accompagné les chanteuses Fanny Bériaux et Natacha Wuyts (album « NAT » avec Charles Loos). A la contrebasse, Garif Telzhanov. Né en 1978 au Kazakstan, il est diplômé du LemmensInstituut de Louvain où il a suivi les cours avec Philippe Aerts, Nic Thys et Jos Machtel, le contrebassiste du BJO. Il a notamment côtoyé Eve Beuvens, Nicolas Kummert, Bart Defoort ou Jean-Paul Estiévenart en quartet avec Steven Delannoye. A la batterie, Wim Eggermont, élève aussi au LemmensInstituut, avec comme professeur Dré Pallemaerts mais il suivra aussi des cours avec Stéphane Galland et Billy Hart. Il fait partie du quintet de Steven Delannoye et du projet Summer Residence de Charles Loos et Bernard Guyot. Pour concrétiser cette aventure en quintet, voici « Tides » enregistré pour le label français Cristal qui a à son catalogue des musiciens comme Sébastien Texier ou Christophe Marguet. Au répertoire, ce qui illustre l’implication de chacun dans le projet, quatre compositions de Bonetti, trois de Cavalière, une de De Vrieze et une de Telzhanov. L’association violon-trombone-guitare est plutôt rare dans l’histoire du jazz. Alexandre et David parviennent à une réelle fusion de sonorités, notamment lors des thèmes joués à l’unisson par les deux instruments (Crumbling, Tides, Alexonious). Sur d’autres titres (Isaac), le violon intervient en contrechant du trombone. Quant à Manu Bonetti, avec sa sonorité limpide, exempte de toute distorsion, il s’inscrit résolument dans la grande tradition de la guitare jazz, de Jim Hall à René Thomas. Les différentes compositions, de 4 minutes 30 à 8 minutes 20, laissent de larges espaces pour les solos : violon virevoltant d’Alexandre (Flop, Pour David, Isaac), trombone tourbillonnant (belle intro funky sur Isaac, solo sur Alexonious), guitare à la ligne fluide (Snake, Teo et belle intro sur Flop) et contrebasse mélodique (Snake, intro de Novel sur fond subtil de cymbales). Crumbling permet même à chacun (trombone, guitare, violon) de s’exprimer à son tour. Si Alexonious et Novel adoptent un tempo assez lent, les autres compositions s’inscrivent dans un héritage post bop assumé. Un groupe à découvrir lors du JazzTour d’octobre.
Claude Loxhay

JazzTour

3 octobre, C.C. Ans

6/10, Eupen, Junglinghaus

10/10, Jazz Station, Bruxelles

12/10, Clavier, L’Atelier

13/10, Dinant D’Jazz

19/10, Comines, Du côté de chez nous

20/10, C.C. Mouscron

27/10, Mazy