The Ebony Hillbillies, 5 Miles From Town août19

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The Ebony Hillbillies, 5 Miles From Town

The Ebony Hillbillies

The Premier African-American String Band In America,

5 Miles From Town

THE EEBONY HILLBILLIES

Apparemment ce groupe original, et hors du temps, se compose de 7 musiciens actifs depuis depuis de nombreuses années : après des débuts aux coins des rues de Manhattan et des passages en télévision (ABC’s «Good Morning America» ou encore à la NBC et la BBC), les Ebony Hillbillies ont pu se produire au Carnegie Hall, ainsi qu’au Lincoln Center de New York, tout en gravant 4 albums avec un programme de musique pour string bands de ce siècle : mélangeant pop, country, bluegrass, blues, gospel, folk et jazz ! Cette démarche peut paraitre anachronique, alors qu’elle est d’une modernité étonnante, notamment grâce à l’enthousiasme communicatif des musiciens et des chanteurs des 2 sexes. La parfaite maîtrise du répertoire que l’on constate sur leur cinquième album de 12 titres (1) se conjugue avec des emprunts judicieux de succès populaires et modernes appropriés avec talent (Wang Dang Doodle, I Can’t Make You Love Me). Par contre le Fork In The Road de Smokey Robinson n’est pas un bon choix. Version un peu mièvre qui s’écarte du reste de l’album. Henrique Prince, leader de cette séance d’enregistrement, chanteur et violoniste, est présent et brillant sur chaque titre, et tout particulièrement sur Five Miles From Town, le titre éponyme, avec banjo, basse et percussions, et aussi sur Hog Eyed Man et Carroll County Blues. De plus, l’humour est aussi au rendez-vous avec I’d Rather Be A (Nigga) Than A Po’ White Man, un instrumental qui fait regretter l’absence de paroles, sans oublier Where He Leads Me ( I Will Follow) un spiritual au charme désuet. La chanteuse Gloria Thomas Gassaway et ses « bones » donnent une classe folle à une belle version folk de Wang Dang Doodle. Elle chante aussi un court mais vibrant Oh What A Time, ainsi qu’une belle version intimiste et toute en douceur du I Can’t Make You Love Me de Bonnie Raitt. Gassaway dégage une énergie folle dans un Another Man Done Gone bien enlevé et boosté par le support vocal de tous ses partenaires et une débauche de percussions.

Robert Sacre

(1)    En fait 11 faces et 3 courts extraits : Zyx , Hands Up Don’t Shoot (relatif aux policiers blancs à la gâchette facile face à des hommes noirs) et  I’m On My Way To Brooklyn qui se conclut par 3 coups de feu !