Stéphane Belmondo-Sylvain Luc, 2.0 sept19

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Stéphane Belmondo-Sylvain Luc, 2.0

Stéphane Belmondo – Sylvain Luc, 2.0

NAÏVE

Stéphane est habitué à cette formule intimiste du duo. Il y a quelque temps, il avait été le complice de Jacky Terrasson pour l’album « Mother ». A Liège, ce projet Terramondo avait été présenté, lors d’un Jazz au fil de l’eau, en quartet avec Sal La Rocca (contrebasse) et Antoine Pierre (batterie). (interview publiée à l’époque). Voici un autre duo, ici en compagnie du guitariste Sylvain Luc : l’occasion, avec ce « 2.0″, de célébrer, 20 ans plus tard, leur premier duo concrétisé par l’album « Ameskeri » : « Notre duo remonte à la fin de la décennie 90. Il est né dans un club parisien, le Baiser Salé, où nous nous étions retrouvés à 2 heures du matin et, par simple plaisir, nous avions joué jusqu’à l’aube. » (S.Belmondo). Ce duo, c’est la rencontre de deux fortes personnalités. Sylvain Luc a côtoyé nombre de grands noms de la scène française : Didier Lockwood, Richard Galliano, Michel Portal, Michel Legrand et, en parallèle les Américains Al Jarreau ou Billy Cobham. En 2001, son Trio Sud rassemblait André Cecarrelli à la batterie et Jean-Marc Jaffet à la basse. Enfin, il a formé différents duos avec Louis Winsberg, Richard Galliano et Bireli Lagrene. De son côté, Stéphane Belmondo, très admiratif de Chet (album « Love For Chet », en trio avec Jesse Van Ruller à la guitare et Thomas Bramerie à la contrebasse), a longtemps formé un quintet avec son frère saxophoniste Lionel (« Hymne au soleil », projet avec Youssef Lateef ou Milton Nascimento). Il a fait partie du Big Band de Laurent Cugny et, lors de son séjour à New York, il a accompagné Dee Dee Bridgewater au Carnegie Hall et enregistré « Love And Peace ». Au répertoire, 3 compositions de Stéphane Belmondo (The Melancholy Of Rita, Joey’s Smile et On The Same Road), 6 compositions de Sylvain Luc, 3 thèmes collectifs laissant place à l’improvisation, auxquels s’ajoutent Ribbon On The Sky de Stevie Wonder (autre passion du trompettiste, rappelez-vous l’album « Wonderland » enregistré avec Eric Legnini) et un emprunt à une musique de film, Mort d’un pourri, musique de Philippe Sarde que Belmondo joue à l’accordéon : « En studio, nous avons appris la disparition de Marcel Azzola, avec lequel Sylvain et moi avons beaucoup travaillé. Marcel avait enregistré cette mélodie, immédiatement reconnaissable, de Philippe Sarde » (S.Belmondo). Si l’album « Ameskeri » était purement acoustique, pour ce « 2.0″, Sylvain Luc utilise, à certains moments, une guitare électrique avec quelques effets (It’s Real, Joey’s Smile, Tard le soir). Pour le reste, il passe de sa guitare nylon à la sonorité limpide à une guitare folk ou à 12 cordes (Evanscence). Quant à Belmondo, il passe d’une trompette toujours très mélodique à une trompette bouchée langoureuse (It’s Real, Les yeux dans l’eau) ou un bugle à la sonorité de velours (2.0), mais toujours au service d’un vrai lyrisme mélodique, notamment dans les ballades (Evanescence, Tard le soir, The Melancholy Of Rita) mais aussi sur une valse (Petite fourmi) ou le rythme ternaire tournoyant d’ African Waltz. Un album à l’image de la sensibilité aigüe de chacun.

Claude Loxhay

Concerts

1 octobre, Centre culturel de Mouscron

4 octobre, Centre culturel de Lesquin (près de Lille)

14 octobre, Tourcoing Jazz Festival