Maxime Blésin-Stéphane Mercier, State Of Time fév06

Tags

Related Posts

Share This

Maxime Blésin-Stéphane Mercier, State Of Time

State Of Time – Maxime Blésin – Stéphane Mercier,

Bœuf in the basement 

ORFENA MUSIC

« State Of Time » célèbre la réunion de deux musiciens à la longue expérience : le guitariste Maxime Blésin et le saxophoniste alto Stéphane Mercier. Un peu à la manière de Greg Houben, avec qui il a formé l’octet Brazz, dédié à un mariage entre Brésil et jazz, Maxime Blésin a rejoint Rio à l’âge de 18 ans pour se familiariser à la musique populaire brésilienne. De retour en Belgique, il a étudié au Jazz Studio d’Anvers puis suivi des cours de composition à Boston. Il a formé un quintet avec le saxophoniste français Eric Prost et Sal La Rocca à la contrebasse (album « Bowling Ball »), puis, avec les mêmes, mais aussi Greg Houben, Pascal Mohy et Hans Van Oosterhout, a constitué le Bopp and Soul Sextett (« Hydrogen Band »). Avec la chanteuse française Annie Ducros, il a enregistré « Either Way », un hommage conjoint à Ella Fitzgerald et Marilyn Monroe qui a facilité l’accès d’Ella à des clubs « blancs » en pleine période de ségrégation. Après avoir étudié au Berklee College of Music de Boston, Stéphane a gagné New York où il a résidé pendant 7 ans. Beaucoup de jazzfans belges ont, pourtant, découvert le saxophoniste bruxellois au sein de l’AJA quartet d’Antoine Cirri, avec Alain Pierre à la guitare. Il dirige actuellement le Jazz Station Big Band, a enregistré en quartet avec Charles Loos (« Walking The Soulmap »), mais aussi au sein du Summer Residence avec Bernard Guyot (saxophone ténor). Il a multiplié les duos pour Duology (de David Linx à Eric Legnini, de Toine Thys à Nathalie Loriers) et enregistré « Trip », en quintet, avec Peter Hertmans et Nicola Andrioli. Dernièrement, il a formé un quintet avec le cornettiste britannique Damon Brown. De ses expériences françaises, on retiendra notamment le Mo Avast Band du contrebassiste Mauro Gargano, avec le bouillant saxophoniste italien Francesco Bearzatti (mémorable concert au Pelzer). Complètent le quintet réuni ici, le pianiste Manu Koch, le contrebassiste Cedric Raymond et le batteur Daniel Jonker. Né en Suisse, Manu Koch a étudié au Berklee College puis a gagné New York (album « Triple Life NY »). Il a souvent accompagné des vocalistes comme Camila Meza ou Tomas Donker et a côtoyé l’harmoniciste Greg Maret comme le guitariste Lionel Loueke. Contrebassiste attitré de Chrystel Wautier, Cedric Raymond a enregistré avec Raf De Backer, Lorenzo Di Maio, les « happy culteurs » Greg Houben et Fabian Fiorini et les artisans « 7/7″ de Houben & Son. Quant à Daniel Jonkers, on a pu l’entendre avec le guitariste Tim Finoulst et le pianiste Hendrik Mazure. Au répertoire de ce Bœuf, quatre compositions de Maxime, quatre de Stéphane, toujours dans une ambiance très bop and soul. Une succession de thèmes très groovy souvent joués à l’unisson alto-guitare (Laugh At Me avec une intro ostinato de piano, Tofu Pan, Feo Moana Kitoko), d’autres volontiers bluesy (Silly Willy) et des « mid tempo » (Playing Is Fun, avec un subtil décalage entre alto et guitare, Bœuf In The Basement ou Urban Favor). Chacun est mis en valeur au cours de beaux solos : alto (Drama King), guitare (Bœuf In The Statement), piano (Feo Moana, Urban Favor). Comme l’indique un titre, « playing is fun ». On retrouvera Stéphane et Maxime en trio avec Victor Foulon, au CC Ans pour un Jazz Al’Trappe courant 2020.

Claude Loxhay