Anne Ducros, Something mar19

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Anne Ducros, Something

Anne Ducros, Something

SUNSET RECORDS

Anne Ducros a d’abord suivi une formation classique avant de se tourner vers le jazz et de vouer une admiration sans borne pour Ella Fitzgerald. Originaire du Nord de la France, elle a souvent collaboré avec des musiciens belges. En 2001, pour « Purple Song », enregistré en compagnie de Didier Lockwood et de Gordon Beck (le pianiste du quartet européen de Phil Woods), la rythmique est constituée de Sal La Rocca (contrebasse) et Bruno Castellucci (batterie). En 2003, elle enregistre « Close Your Eyes », avec Toots en invité. En 2005, pour « Piano…piano », elle côtoie tour à tour Chick Corea, Jacky Terrasson, René Urtreger et Enrico Pieranunzi. A la contrebasse, à nouveau Sal La Rocca. Après « Ella My Dear » en 2010, elle grave « Either Waye, From Marilyn to Ella », en partant de l’anecdote racontant que c’est grâce à l’intervention de Marilyn qu’Ella a pu se produire dans un club réservé aux blancs. Parmi les musiciens, on retrouve Maxime Blésin, Bruno Castellucci et, en invité, Antoine Pierre. Et c’est avec Sal qu’elle s’est produite lors d’un Jazz à Liège, période Palais des Congrès. Pour « Something », elle a opté pour une formation intimiste : pas de piano, pas de batterie, seulement une guitare et une contrebasse. A la guitare, un spécialiste du jazz manouche, Adrien Moignard, membre du groupe Selmer 607 qui rassemble Stochelo Rosenberg, Noé Reinhardt et Rocky Gresset (l’un des guitaristes de Six Strings Under d’Eric Legnini). A son nom, il a gravé « All The Way » en 2010.  » Un musicien précieux, virtuose, instinctif » (A.Ducros) A la contrebasse, un musicien qui a croisé les grands noms du jazz européenc : Diego Imbert a enregistré avec Birely Lagrene comme Enrico Pieranunzi ou Dédé Ceccarelli et David Linx. Il a formé un quartet avec Alex Tassel et David El Malek (les compagnons d’Igor Gehenot pour « Cursiv »). Soit, « l’immense maîtrise rythmique et harmonique de Diego Imbert, sa musicalité qu’une culture sans faille a nourrie depuis des années » (A.Ducros). Au répertoire, quelques « souvenirs de mes premières écoutes » (A.Ducros) fatalement des standards, comme Tea For Two, The Very Thought Of You ou April In Paris, mais aussi Honeysuckle Rose de Fats Waller, Nuages de Django, The Good Life popularisé par Sinatra, Samba Saravah de Pierre Barouh, Estate si cher à Chet Baker et Something des Beatles. Un répertoire éclectique mais qui permet à Anne Ducros de démontrer, dans ce trio intimiste, toute sa technique vocale, son sens du swing, ce phrasé d’une grande élégance qui s’harmonise à tous les tempos, en complicité avec la fluidité mélodique de la guitare comme de la contrebasse. Un album « dédié à Didier Lockwood, une réelle et puissante source d’inspiration ».

Claude Loxhay