Place aux artistes (3), Huy, le 29 août, Couvent des Frères Mineurs sept19

Tags

Related Posts

Share This

Place aux artistes (3), Huy, le 29 août, Couvent des Frères Mineurs

Un été chaud et aride…

Foutu virus, fichue année… Se battre contre la vague de chaleur qui a submergé notre sommeil et contre les vagues & rebonds d’un ennemi qui se tient en embuscade… Les reporters de JazzAround ont néanmoins surmonté les dangers et la fatigue pour vous rapporter quelques (trop rares) reportages…

Claudy Jalet a déployé sa tente dans la Cour des Frères Mineurs, à Huy… Une dernière fois…

Laurent Vigneron and the Po’ Boys © Chouette ASBL

C’était la derrière journée des concerts inclus dans Place aux Artistes au Couvent des Frères Mineurs, à Huy et ce fut une formidable surprise.

Arrivé pour le concert d’ En Fanfare qui regroupe trois cuivres, dont le hutois Sébastien Jadot au trombone, et deux percussionnistes, j’ai découvert un groupe qui joue avec passion des standards de la Nouvelle Orléans. Et j’ai aussi découvert dans ce quintet un très enjoué joueur de sousaphone ! Un chouette showman cela ne fait jamais de mal !

Vint ensuite le High Field Brass, un combo de onze musiciens qui mélange jazz, funk, hip hop et aussi rock.

Alors que nous n’étions plus qu’une trentaine de personnes, que la nuit et le froid tombaient, Laurent Vigneron and the Po’ Boys commencèrent leur set. Et là, la claque. Ça n’a l’air de rien mais ces jeunes hommes étaient aussi habillés avec soin… Une belle prestance n’est pas à négliger surtout quand elle s’allie à une telle musique. Emmené par le formidable Laurent Vigneron à la batterie, accompagné du contrebassiste / chanteur Max Malkones (tous deux déjà présents dans Big Noise), le groupe inclut aussi deux cuivres, un guitariste et le formidable Martin Méreau au vibraphone. Le concert a débuté en mode feutré puis, sans crier gare, le son et le ton montent, le rythme pulse et ça va même rocker ! Laurent Vigneron nous envoie un détonnant solo de batterie, pas trop long, juste ce qu’il faut, puis les autres s’invitent et cela repart ! Ils jouent, à leur sauce, des standards, des compos dont un « Rock in the mood » inspiré de Glenn Miller ! Une reprise de « Marilu », un classique italien des 50’s sur lequel sax, trombone, guitare et le grand (je ne parle pas de taille !) Martin Méreau au vibraphone s’éclatent. On ressent le plaisir qu’ils ont de jouer ensemble. Sébastien Jadot vient me trouver et me dit : « ce Martin est le meilleur vibraphoniste depuis Guy Cabay, tu dois l’écrire ! » (rires). C’est fait. Et voilà comment une journée que l’on pensait tout simplement festive se termine en grand moment.

Claudy Jalet