Enrico Pieranunzi  & Bert Joris : Afterglow jan14

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Enrico Pieranunzi  & Bert Joris : Afterglow

Challenge Records / New Arts International

Enrico Pieranunzi n’est pas le seul pianiste italien avec lequel Bert Joris ait enregistré. Pendant des années, il a formé un quartet avec Dado Moroni (albums « Live » en 2002, « Magone » en 2007, « Only for the Honest » en 2017). Par ailleurs, Pieranunzi a gravé « Live Conversations » en 2006 avec le pianiste génois. Cet « Afterglow » n’est pas non plus le seul album sur lequel le trompettiste anversois ait rencontré le pianiste romain. En 1999, déjà pour Challenge Records, ils gravaient « Don’t Forget the Poet », en quintet, avec le saxophoniste Stefano d’Anna, Hein Van De Geyn et Hans Van Osterhout : « On s’est rencontré en Hollande en 1999  pour enregistrer un album sur le label de Hein Van De Geyn. A cette époque je ne connaissais pas encore Bert. Je l’ai découvert à cette occasion. C’était un beau projet autour de certaines de mes compositions. Par la suite, je suis resté en contact. Je l’ai appelé en 2003 pour le projet Fellini, avec Paul Motian, mais celui-ci devait passer des examens pour le cœur. Il n’a pas pu venir et, finalement, c’est Kenny Wheeler qui était à la trompette. Bert possède un très belle sonorité et il est un excellent arrangeur » (Enrico Pieranunzi, interview JazzAround 2015). Par la suite, en 2015, ils se retrouveront pour l’album « The Music of Enrico Pieranunzi » du Brussels Jazz Orchestra. Enfin, à côté de ses rencontres avec Chet Baker, Art Farmer, Kenny Wheeler ou Fabrizio Bosso, Enrico avait déjà  enregistré en duo piano-trompette, « The Heart of the Ballad », avec Chet, en 1988 et « Nausicaa » avec Enrico Rava, en 1994. Pour cet « Afterglow », sept compositions de Pieranunzi dont « Five Plus Five » gravé avec Marc Johnson et Joey Baron ou « The Real You » de l’album « Bill Evans Tribute ». Mais aussi deux de Bert Joris (« Millie », « How Could We Forget », gravé sur « Smooth Shake » avec le BJO). Puis deux thèmes co-écrits. Des pièces plus libres, basées sur une interaction constante entre piano et trompette (« Freelude » et « Not Found »). Sans le soutien d’une rythmique, un duo trompette-piano ne peut fonctionner qu’au travers une totale complicité, avec une réelle empathie au niveau du lyrisme mélodique (« Siren’s Lounge », « Afterglow »), comme d’un sens inné du rythme (« Five Plus Five »). C’est le cas ici avec deux musiciens au sommet de leur art.

Claude Loxhay