Monika Lidke : Let the World Be a Question fév01

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Monika Lidke : Let the World Be a Question

MLCD / Jazzfuel

Monika Lidke est polonaise et a déjà bien voyagé. Elle s’est retrouvée en France, poussée par ses envies de musique et de théâtre. Depuis 2005, la chanteuse / compositrice / parolière (pianiste et guitariste aussi) s’est installée à Londres où elle s’est très vite intégrée à la scène locale, notamment en y enseignant la musique. Ceci est son quatrième album. On le classera dans la catégorie folk jazz, mais il explore aussi quelques autres genres musicaux avec, comme constante, sa jolie voix très douce. Je suis tenté de faire un rapprochement entre Monika et des chanteuses telles que Joni Mitchell ou Norah Jones. L’anglais est la principale langue utilisée mais quelques titres sont chantés en polonais ! Les treize chansons (on reparlera des 3 remixes supplémentaires après) ont comme fils conducteurs la délicatesse jointe à de belles mélodies. Ce raffinement est aussi magnifié par la guitare de Matt Chandler (vu aussi aux côtés, entre autres, d’Ozark Henry ou The Orb). Autre présence bien remarquée sur trois chansons, le « Alle Choir London ». En tout, c’est une quinzaine de musiciens qui collaborent intensément ou brièvement à cet album. Monika nous fait voyager dans un univers qui intègre sans ligne conductrice de la folk, de la country, du blues, du jazz, de la pop, de la lounge, du latino même des touches de comptines ! Preuve de cette diversité, le morceau « Tango » qu’elle commence simplement accompagnée d’un violoncelle et qui se termine en samba jazzy ! Les chansons ne sont pas très intenses musicalement, c’est souvent un seul instrument qui est mis en évidence comme accompagnant principal : guitare acoustique ou électrique, vibraphone, piano, trompette. Monika semble bien apprécier les douceurs et les ambiances intimes car il manque, à mon humble avis, quelques titres aux refrains un rien plus racoleurs, plus immédiats, plus énergiques pour intéresser un large public. Mais mon opinion est certainement contraire à ses envies. Le cd se termine avec trois intéressants remixes, de titres proposés auparavant, par Wulfnote et Happy Cat Jay. Et là, nous plongeons carrément dans un autre univers qui n’est peut-être pas trop le sien, mais qui lui sied à merveille : le trip hop electronica chaloupant ! Peut-être la future voie du cd suivant ?

Claudy Jalet