ZORN, au-delà des clichés sept13

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ZORN, au-delà des clichés

Une fois n’est pas coutume… mais, nous tenions à partager et à multiplier cette initiative pertinente et juste de nos confrères de CRISS CROSS JAZZ, en réponse à l’interdiction de photographier décrétée par John Zorn à l’occasion de son concert au festival Jazz à la Villette.

Nous publions aussi ce texte par sympathie et respect pour « nos » propres photographes, ceux de hier, ceux d’aujourd’hui et ceux à venir !

Zorn, au-delà des clichés

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John Zorn ne voulait pas de photographes lors de son marathon concerts à Jazz à la Villette ?

Pas grave, il nous reste notre liberté de panser.

Déjà qu’un compte rendu de concert ne sert à rien, mais sans photo, il sert à moins que rien. Pour la jouer simple, il existe trois fonctions principales à un live review comme disent les Luxembourgeois: 1/ rendre vert de jalousie ceux qui n’y étaient pas (X était extraordinaire, Machin, quel batteur! Une soirée inoubliable) 2/ remercier l’attaché(e) de presse qui vous a invité (tu vois, on n’est pas resté au bar, on était attentif, la preuve on a des trucs à dire) 3/ rassurer ceux qui n’ont pas pu venir (un public apathique, de la bière dégueulasse, des musiciens qui en gardent sous la chaussette, une odeur de sueur qui fait regretter l’époque où fumer ne tuait pas). En gros, trois raisons ultra égoïstes: le gars ou la nana qui fait des comptes rendus n’en a rien à foutre de son lecteur, il se branle tout seul (redondance? non on peut se branler à plusieurs, cf Les Victoires de La Musique). Le seul partage donc, ce sont les photos qui racontent une histoire, celle que le lecteur veut bien se faire. Le concert est déjà passé, on ne s’en occupe plus, ce qui compte c’est l’avenir de l’imaginaire et les choses que les gens vont fantasmer à partir de ces photos.

Du coup, il n’y a que deux manières de comprendre la volonté de Zorn d’interdire les photographes lors de ses grands barnums: 1/ un enfoiré de photographe lui a fait subir des sévices quand il était gosse 2/ comme il envisage ses soirées comme des films, il veut garder le suspens, tel Hitchcock qui demandait aux spectateurs de Psychose de ne rien raconter à leurs amis pour garder intacts leur surprise et leur plaisir. Les deux raisons se valent et on a donc décidé de ne rien vous dire sur cette journée Zorn à la Villette car tout ce qu’on vous dirait ne serait pas au niveau de ce qu’on a vécu. Et qu’au final, dans ce grand film du samedi soir, on s’en contrefout de savoir si tel ou tel passage était moins bien ou si telle ou telle séquence était plus ou moins originale. Ce qui compte c’est l’oeuvre totale, l’expérience qui commence à 16h pour se finir neuf heures plus tard. On conclura juste en affirmant que samedi soir, à 1h du matin au McDo de la Porte Pantin, on était comme dans L’Education Sentimentale quand Frédéric Moreau sent que Madame Arnoux commence à tomber dans ses filets: « Frédéric se sentait tout joyeux de vivre; il se retenait pour ne pas chanter, il avait besoin de se répandre, de faire des générosités et des aumônes. Il regarda autour de lui s’il n’y avait personne à secourir. Aucun misérable ne passait; et sa velléité de dévouement s’évanouit, car il n’était pas homme à en chercher au loin les occasions. » C’est aussi ça un live review: se donner l’impression d’être intelligent.

PS :

La vérité, c’est que comme on est des dingues qui n’ont peur de rien ni personne (si ce n’est de Bernard Montiel et Bernadette Chirac, et plus généralement de toutes les déclinaisons du prénom Bernard), on avait quand même caché un mini-appareil dans notre… Non, il vaut mieux que cette cachette reste secrète, c’est mieux pour tout le monde.

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