Moker, Overstroomd sept25

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Moker, Overstroomd

Moker
Overstroomd (Werf)

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Le quintet de Moker a vu le jour en octobre 2000, sous l’impulsion du guitariste Mathias Van de Wiele. Si elle revendique haut et fort ses racines jazz, cette formation puise son énergie tant dans la libre improvisation que dans l’univers électrique du rock, au travers d’un répertoire axé sur les compositions originales de son leader. Après avoir pas mal tourné en région gantoise (du Minor Swing au Voruit), le groupe a rapidement enregistré un premier album pour le label Bluejackjazz Records en 2001, puis un deuxième autoproduit en 2003. Après une tournée organisée par les Jazz Lab Series, le quintet a enregistré, en 2005, pour le label Werf, l’album « Konglong » qui comprend une dizaine de compositions originales de Mathias Van de Wiele et trois improvisations collectives. Voici donc le deuxième album Werf présenté par Moker. On y retrouve, outre le leader, deux des piliers de la formation : le trompettiste Bart Maris, musicien tout terrain, fidèle membre du Flat Earth Society comme du groupe Jaune Toujours ainsi que le batteur Giovanni Barcella que l’on a souvent entendu au sein de Mäâk Spirit de Laurent Blondiau, comme des différentes formations de Jeroen Van Herzeele. A la contrebasse, Lieven Van Pee a succédé à Dajo De Cauter et le saxophoniste Zeger Vandenbusche a cédé sa place à une des figures montantes de la scène belge : Jordi Grognard,  saxophone ténor rageur et clarinette basse ombrageuse. Présent sur une plage de l’album Buenaventura de Mäâk Spirit, celui-ci fait aussi partie du quartet du contrebassiste italien Nicolas Lancerotti (album « Skin » de 2012) et vient de se produire, à l’invitation de la Maison du Jazz de Liège, au club Pelzer, en trio avec la rythmique de Manu Hermia, soit Manolo Cabras à la contrebasse et Joao Lobo à la batterie. « Overstroomd » (inondé) comporte neuf compositions originales qui illustrent bien cette volonté d’explorer tout le spectre de la sphère jazz : de l’énergie post-bop de la composition type à l’explosion free de La Resistenza ou les explorations sonores de la trompette bouchée sur Krakke Mikkel, en passant par l’atmosphère électro-bluesy  de Bouya-Ka ou les racines authentiquement blues de Tsunami Blues avec un Jordi Grognard très convaincant à la clarinette basse comme sur le très beau Carnavalesco. Un album qui explose comme un feu d’artifice.
Claude Loxhay