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Caçamba, Batendo Cancelas

Caçamba, Batendo cancelas (Homerecords)

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Caçamba c’est la réunion de quatre amis musiciens férus de musique brésilienne, de rythmes latins et de musique de jazz. Né à Rio en 1974, Victor Da Costa a débarqué à Bruxelles en 1993, pour suivre les cours au Conservatoire de Bruxelles. Après un bref retour au Brésil de 2000 à 2002, il rejoint la Belgique où il joue notamment en trio avec Paolo Radoni et Paolo Loveri. Il forme ensuite son propre trio avec lequel il enregistre « Cores de la », avec Steve Houben en invité, il rejoint aussi le Guitar Orchestra de Philip Catherine en même temps que Quentin Liégeois et fonde Caçamba. Dédié à la riche tradition de la musique brésilienne, ce quartet enregistre un premier album « Dito cuyo » en 2011 et est retenu pour le Jazztour. Au sein du quartet, on retrouve Boris Gaquere qui a étudié la guitare acoustique au Conservatoire de Bruxelles, dans la classe de Sergio Assad et a rejoint le groupe Comboio, en compagnie de Manu Comté (accordéon, bandonéon), Sam Gerstmans (contrebasse) et Renato Martins (percussions). A leurs côtés, d’une part, Claudio Rocha, saxophoniste et flûtiste qui joue notamment au sein de Goibada, avec Victor Da Costa (guitare), Marat Araugo (basse) et Augusto Rejo (percussions); d’autre part, le Mexicain Osvaldo Hernandez-Napoles, un musicien très souvent sollicité que ce soit par Karim Baggili (« Cuatro con cuatro ») ou la chanteuse Marlène Dorcèna (« Haïti »). A son nom, avec Karim Baggili (guitare, oud), Vardan Hovanissian (doudouk) et P. Hernandez-Van Cauwenberg (bombo), il a enregistré « Tierra » sur lequel il passe des percussions multiples au cuatro venezolano (guitare à 4 cordes) et au rabeca (petit violon).  Le répertoire de « Batendo cancelas » est constitué de 9 compositions de Victor Da Costa, une de Boris Gaquere (Avenue Renan) et une reprise de Baden Powell (Consolaçao). L’originalité de la formation repose sur ce dialogue constant entre la guitare électrique de Victor et l’acoustique de Boris : ils tissent une trame mélodique riche en couleurs sur laquelle vient se greffer tantôt le ténor suave (Galinho garnizé, Agosto bacana, Para a mais bela flor, Frevo Xerêta, A lenda do nêgo d’âgua), le soprano volubile (Baião aprumado, Avenue renan) ou la flûte mutine (Batendo cancelas, Querelas no amor), sous l’impulsion des percussions multiples d’Osvaldo Hernandez-Napoles. A ce sujet, félicitations pour la pochette qui nomme avec précision les différents instruments de percussions : pandeiro (tambourin brésilien), conga, triangle, udu (une cruche en terre cuite, notamment sur Batendo cancelas), tamborim, surdo (gros tambour), cuica (tambour à friction), maracas, ganza (cloche), timbal, caxixis (hochet), agogo (ensemble de deux cloches), caixa (caisse claire) et berimbau (arc musical cher à Nana Vasconcelos, notamment sur le final de Querelas no amor, morceau sur lequel Victor passe au cavaquinho, une petite guitare à 4 cordes et Boris à la mandoline). On assiste à un véritable festival de rythmes et danses brésiliennes : samba, choro (musique de carnaval chère à Pixinguinha), frevo (danse frénétique), bãiao (rythme populaire du Nord Est) ou maracatu (musique de procession). On passe ainsi d’un semblant de bossa (Agosto bacana) à des ballades (Batendo cancelas, Para a mais bela flor, Missão Cruis) et des tempos enflammés (Bãiao aprumado, Frevo Xerêta). Une vraie invitation au voyage : « là-bas, tout est luxe, calme et volupté ». 
Claude Loxhay

Prochains concerts 

21-08: Huy, Festival d’Art
04-09: Bruxelles, Art Base
23-09: Liège, Club Pelzer
10-10: Rixensart, Festival de la guitare

Plus d’informations sur le site du groupe Caçamba