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Juliette Gréco – un ange passe…

Juliette Gréco en 1962 © John Franks

Juliette Gréco
7 février 1927 – 23 septembre 2020

Depuis toujours, Juliette a vécu une vie belle et rebelle… Adolescente, elle a combattu la Gestapo. Qu’aurait-elle pu craindre de pire ?! Sinon les préjugés, les regards réprobateurs… Ceux qu’elle ne cessera de provoquer : « Jolie môme », « Déshabillez-moi », et tant d’autres chansons qu’elle défendait par conviction, par amour pour un texte, une musique. On l’approchait, elle se servait et nous l’offrait merveilleusement, dans une interprétation dont elle connaissait si bien les ficelles. Ferré, Brassens, Brel, Gainsbourg, … mais aussi Jacques Prévert, Boris Vian, Jean-Paul Sarte ! Excusez du peu… On lui connaît des amours courtes (Camus, Distel, …), intenses (Miles Davis bien sûr mais ils renonceront car il est impensable à l’époque qu’une femme blanche ait une liaison avec un musicien noir aux États-Unis…) ou formelles (elle a épousé Michel Piccoli, Philippe Lemaire – un enfant naîtra de cette union – et enfin Gérard Jouannest, son pianiste). Discrète mais toujours présente, pas trop loin, Juliette en a fait qu’à sa tête, bien faite, bien pleine. A nonante-trois ans, la muse de Saint-Germain-des-Prés a tiré sa révérence, avec grâce et dignité, comme toujours…

Yves «JB» Tassin